On monte ou on descend ?

1ère partie

Un moment de folie et j’écris sur ma page Facebook que je vais faire un petit topo sur la pêche en montant et en descendant !! Il faut que je sois c.. Mais, c’est fait et sans aucune prétention je vais essayer de faire un récapitulatif des points qui me semblent à la fois utiles et incontournables et auxquels je me suis confronté afin de me donner les meilleures chances de bien pêcher, ce qui a toujours été mon objectif.

Je ne parlerai pas de montage de ligne, choix d’appâts et matériel et s’il fallait en parler cela pourra donner lieu au traitement d’un sujet choisit. Merci pour votre compréhension.

« Une Autre Pêche » aux appâts vivants Pierre SEMPE.

Cette technique, doit, c’est évident, être parfaitement adaptée aux différents cours d’eau qui nous sont offerts, c’est-à-dire, du petit ruisseau à la grande rivière. Chacun de nous prendra son plaisir ou il le trouve.

Mais, pourquoi ne pas tout pêcher avec la prise de conscience des plaisirs qui nous attendent, tant sur un ruisseau que sur une rivière ? Je crois que notre préférence est souvent dirigée par notre faculté à se trouver plus performant sur l’un que sur l’autre. Les largeurs et les volumes d’eau sont totalement différents et changent évidemment leur environnement. La rivière nous offre des espaces plus grands permettant d’être bien plus à l’aise dans notre gestuelle qui est importante. Les veines d’eau y sont bien plus larges, longues, avec des « coups » moins marqués et quelquefois éloignés contrairement au ruisseau. L’étroitesse des petits cours d’eau nous confronte à une végétation souvent très rapprochée et très dérangeante. Finalement une simple analyse du cours d’eau et de son environnement nous fait toucher du doigt que notre acte de pêche ne pourra être le même dans les 2 cas.

POURQUOI PÊCHER EN REMONTANT ?

Ruisseau et torrent : Soit à cause de la végétation ou de l’environnement accidenté, il nous sera très difficile, souvent impossible de prendre du recul sur la berge, par rapport aux coups que l’on voudra pêcher, d’où la pêche en remontant le cours d’eau qui nous donne également l’avantage de pouvoir trouver la situation idéale sans être vu par notre amie la truite.

Il y aura donc lieu de prendre en considération certains éléments incontournables pour se donner les moyens de bien pêcher :

– La discrétion. Lorsque l’on remonte un cours d’eau, il est bon de rester sur les rives chaque fois que cela est possible, de ne pas faire rouler de cailloux ou des rochers car tout ce vacarme se répercute facilement dans l’eau. De même pour la végétation qui se trouve juste au-dessus des coups, éviter de l’agiter, passer la canne entre les branches et les feuillages avec attention et délicatesse, les truites sont sensibles à toutes ces turbulences, à l’anormalité. Il y a encore certains pêcheurs qui optent pour la solution de facilité, c’est-à-dire se mettre au milieu du ruisseau, avec les waders, cela n’est pas un problème, et le remonte tranquillement en donnant un coup de ligne de temps en temps, traverse sur un coup pêchable, pour faire court, supprime toute possibilité de pouvoir pêcher !

Non pas d’accord ! c’est pas sympa, le ruisseau doit être respecté, la pêche et les pêcheurs également. Après le passage éléphantesque d’un tel artiste, il n’est plus la peine qu’un autre pêcheur, qui a peut-être fait plus de 100km pour venir se faire plaisir, sorte les cannes de sa male ! L’horreur !

– L’anticipation. Durant notre discrète remontée, il y aura donc lieu de regarder ou l’on met les pieds, mais également d’observer avec beaucoup d’attention, les coups qui peuvent ou doivent être pêchés et ne pas s’en apercevoir alors que l’on y a déjà les pieds dedans ! Anticiper un coup favorisera d’une merveilleuse façon la suite des choix que nous aurons à faire.

– Le positionnement. Un point très important dans l’acte de pêche. Ce n’est jamais une réflexion qui doit être prise à la légère. Il conditionne et facilite beaucoup la suite. Après avoir déterminé exactement ce que l’on veut pêcher et comment le pêcher, on cherche alors l’emplacement le plus favorable pour effectuer son acte de pêche. Il va falloir :

– Poser ou lancer sa ligne sur le coup, ensuite la porter et l’accompagner pour qu’elle puisse pêcher proprement. – Faire attention à l’ensoleillement afin de ne pas avoir son ombre sur l’eau (elles n’aiment pas !). – Pouvoir ferrer (pas dans les branches si possible). – Ramener le poisson (bien que pour cela on pourra bouger pour se mettre dans la meilleure situation possible). Il est quelquefois possible d’éviter toutes recherches, si la berge du ruisseau nous permet simplement de nous reculer du coup et se positionner idéalement. Après ces quelques obligations, on comprend mieux qu’un mauvais positionnement sera néfaste entraînant souvent tout ce que l’on n’aime pas : un accrochage dans les branches, une touche ratée, un poisson décroché et les autres mésaventures. Le pêcheur de ruisseau a une qualité d’adaptation à cet environnement.

Nous sommes arrivés au moment où l’on va pouvoir pêcher !!

Pêchant en remontant, nous serons donc positionnés face au courant avec le coup à pêcher en l’amont. On trouve souvent des coups marqués, des derrières de gros rochers ou le courant est plus calme, l’eau a creusé et façonné une profondeur, créant un poste privilégier pour la truite.

Nous verrons plus bas la bonne position mentionnée sur le croquis 1.

Souvent, le 1er coup de ligne consiste à poser ou envoyer sa ligne directement dans le coup à pêcher. Franchement, je ne crois pas que ce soit la solution. Les 2 seuls appâts vivants qui peuvent nous autoriser cette manœuvre, sont la sauterelle et la mouche naturelle, ce qui paraît logique. Pour les autres appâts, teigne, larves ou ver par exemple, cela n’est pas à faire. Aucune truite n’a vu dans sa vie une pluie de vers ou de teignes tomber du ciel. Tous les appâts qui passent dans le coup choisit, sont véhiculés par l’eau et arrivent donc tout naturellement de l’amont et moi, j’arrive et leur balance le ver et la plombée sur la tête, au milieu du coup !!!! et en plus je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas de touche !! Pauvre Pierre arrête, tu n’es pas là pour leur faire peur, les pauvres bêtes ! Si tu veux intéresser le poisson qui s’y trouve respecte la logique de la nature, revient sur tes basiques de présentation d’appât, c’est-à-dire, l’appât en 1er, puis la plombée et la ligne. Ainsi tu as le tiercé dans l’ordre (croquis 2).

Pour cela, il faut simplement lancer sa ligne légèrement amont du rocher 1 (croquis1) à hauteur des points A et B de façon à ce que l’appât ai le temps de descendre pour que la ligne puisse entrer naturellement dans la partie que j’ai déterminée (marquée en rouge sur croquis 1). Quelquefois, lorsque la ligne a passé le rocher, c’est à nous de la faire entrer dans la zone que l’on désire, simplement en inclinant un peu la canne sur le côté. Si le pêcheur est en bonne position comme indiqué sur le croquis 1 et 2, tout sera relativement simple, mais deviendra impossible si le pêcheur est positionné comme sur le croquis 3. Bien sûr pour le réaliser il faudra une ligne et une plombée adaptée à l’appât et au coup que l’on veut pêcher, comme toujours. On s’aperçoit alors de l’importance de notre positionnement.

Si l’on ne veut pas se ruiner le coup en faisant passer sa ligne à l’envers entre les points E et F, l’idéal serait que le pêcheur soit si possible situé 2m au-dessus du rocher 1 (croquis 1) pour poser sa ligne dans le courant amont (points A et B) afin de la porter et l’accompagner en ayant la bonne présentation durant sa petite dérive qui l’attend après le rocher (croquis 2). En aucun cas la ligne ne doit être un épouvantail à poisson mais une merveille qui passe au fil de l’eau, ou il faut, comme il faut, avec discrétion tout en ayant un pouvoir attractif énorme dû à son élégance, sa glisse, ses ondulations j’ai presque envie de dire, sa « démarche », sa classe. Pour la prospection de petits postes, on peut faire de façon plus simple dans la mesure où on n’a pas à envoyer la ligne mais simplement à la poser et la maintenir à la bonne profondeur pour qu’elle puisse pêcher le long d’un rocher, sous une branche, c’est-à-dire sur des distances très courtes et très souvent sous la canne.

Si tout au contraire, je trouve quelques postes avec une dérive de 4,5,6m, il ne faut surtout pas hésiter à chercher le meilleur positionnement. Il y a de grande chance de le trouver un peu amont du coup. Nous allons rapidement nous apercevoir que cette situation favorisera notre acte de pêche. Notre ligne entrera dans le début de la veine d’eau avec une parfaite position et elle va à coup sûr intéresser le poisson qui s’y trouve tout au long de la petite dérive (croquis 2). Si nous attaquons ce même coup en étant situé en aval, nous ne pourrons pas le pêcher correctement en une seule fois. Le début de dérive se fera avec une ligne comme sur le croquis 3 et lorsqu’elle arrivera à l’aplomb du bout du scion, elle commencera à pouvoir se présenter comme il se doit (pointillés). Dans ces conditions il est facile à comprendre que le positionnement en amont donne la solution pour un bon passage.

Il y a, c’est évident, d’autres conditions auxquelles on sera confronté, mais en respectant les basiques que l’on vient de voir, on devrait avoir la solution : discrétion, observation, anticipation, positionnement = bon passage de ligne. Notre pêche se déroule, de poste en poste, sans affolement mais avec un plaisir évident et une maîtrise correcte. La satisfaction du « bien pêcher » est toujours due à l’observation qui entraîne la découverte qui elle développe la connaissance indispensable pour la mise en pratique. Ce pêcheur est condamné à une évolution permanente de sa technique, à devenir un super pêcheur.

Dans nos réussites ou échecs, on ne doit pas oublier que c’est ELLE qui décide. Heureusement !!!!

Cette pratique demande au pêcheur une certaine expérience, l’envie d’évoluer, de se fondre dans ce beau milieu naturel et de vivre son plaisir un peu « sauvagement ». Les truites sont plus sensibles aux contrastes qu’aux couleurs, c’est-à-dire clair sur sombre ou sombre sur clair. Etant en permanence sur des fonds de végétation plutôt sombre, à nous de choir des vêtements adaptés. Notre remontée continue….

A la semaine prochaine pour la pêche en descendant !

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