PECHE A LA SEMPE EN NYMPHES ARTIFICIELLES

Pêche en rivière

Il y a déjà 20 déjà, en terminant mon premier livre «Ma pêche au Toc», je mentionnais que je communiquerai un jour sur ma pêche, avec des nymphes ! Ce jour est arrivé.
Tous ceux qui ont évolué de la sensation du «Toc» à la visualisation de la touche, c’est-à-dire qui pratiquent ma technique, ont en règle générale une ligne qui passe avec un peu plus de souplesse que celle au Toc, qui a besoin d’avoir une raideur, une tension pour sentir la touche. Il est vrai que lorsque l’on pêche sous la canne, qui plus est, avec un appât lourd comme le ver par exemple, on ne peut pas dire que la ligne vit beaucoup. Elle est tenue et dirigée par la canne du pêcheur qui la fait pêcher, entrainant des dragages dès que l’on veut allonger son accompagnement.
Pour obtenir une dérive la plus naturelle possible, la ligne doit être conçue rationnellement, en conséquence des eaux que l’on va prospecter et, de l’appât que l’on a choisi. Elle est alors véhiculée par le courant qui la fait pêcher bien mieux que nous, qui ne sommes que les porteurs essayant de respecter au plus juste ce qu’elle nous demande (vitesse, profondeur, hauteur et trajectoire de canne, permettant la dérive en évitant le dragage).

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Si l’on désire pêcher avec une nymphe artificielle, il faut essayer de comprendre comment peut et doit passer la nymphe. Cet appât lorsqu’il est vivant, fait partie des appâts légers, je dirais même très légers. Beaucoup de ressemblance avec la mouche naturelle et certaines petites larves. Il y aura donc l’obligation de laisser de côté les lignes raides, sans vie, celles qui traînent les appâts au fond de l’eau et draguent. Il faudra créer des lignes qui auront une vie, celle que nous voulons lui donner, auxquelles nous aurons réfléchi pour répondre au mieux aux conditions rencontrées. C’est ainsi que l’on comprendra en partie le passage de l’appât sous l’eau. On pourra alors en toute conscience et avec la préparation nécessaire confier sa ligne à la veine d’eau choisie. Ainsi, l’eau prendra la ligne à sa charge et la véhiculera de la manière la plus naturelle possible à condition qu’on la porte et l’accompagne comme il se doit (voir sur blog : pechesempe.wordpress.com, article « la dérive ») afin de nous donner ainsi toutes les chances de faire passer sa nymphe naturellement. Il ne faut pas oublier que pour pêcher sous l’eau cette technique est la seule qui dispose de tous les moyens, offrant donc toutes les possibilités de faire dériver son appât de la façon que nous aurons déterminé, celle qui nous semblera être la meilleure par rapport aux conditions auxquelles nous seront confrontés.

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Cela est valable pour tous les appâts, vivants ou artificiels et pour tous les coups que nous désirons pêcher. Nous avons la possibilité de nous adapter à la vitesse, au volume, à la profondeur de l’eau d’une part, ainsi qu’à tous les autres éléments que nous devons prendre en considération, (température de l’eau, eaux de neige, de pluie ou étiage) car ce sont eux qui conditionnent le comportement du poisson et par voie de conséquence, la vie de notre ligne, celle qui doit présenter notre appât comme la truite a envie de le voir et de l’avoir! L’harmonie parfaite entre le poisson et notre pêche !
Il est évident que la plombée aura un rôle primordial et, ne sera souvent qu’un ajustement de grande précision par rapport au choix de la nymphe qui aura été choisi, c’est-à-dire non plombée, plombée laiton ou tungstène. Créer une ligne sans cassure, du bout du scion à la nymphe, sera comme toujours impératif, ce qui veux dire que dans le cas ou l’on ajoute une plombée, elle devra comporter un minimum de 4 plombs disposés d’une manière rationnelle (numéros et espacements) afin de réaliser la courbe que l’on veut, pour donner à sa ligne la vie que l’on croit être la meilleure. Voir sur le blog (pechesempe.wordpress.com article « la plombée » ou figurent tous les renseignements nécessaires à cette réalisation).

Quand et pourquoi pêcher avec des nymphes artificielles
Les nymphes peuvent être utilisées avec cette technique toute la saison. Il en est, comme d’un appât vivant. Suivant les périodes, certaines seront plus rationnelles que d’autres. Comme première approche, on pourra les classer en 4 packs différents : quelques nymphes un petit peu plus grosses fournies et lourdes en début de saison, puis les trichoptères, les éphémères et on terminera avec des nymphes «estivales» (petites et colorées).

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Je crois qu’il sera bon d’avoir cela à disposition afin de se donner un maximum d’éléments de réussite. Puis la pratique, la recherche personnelle, la croyance dans ce nouvel appât, nous enseignera suivant les rivières pêchées, sur ce qu’il y aura de garder ou de modifier. Les nymphes ne sont pas réparties de manière régulière dans les rivières. Soulever les cailloux, découvrir au long de la saison leur présence suivant les périodes et les conditions, seront autant de connaissances qui nous aideront à les personnaliser par rapport aux rivières que nous pêchons le plus souvent ! Lorsque l’on pratique aux appâts vivants, il y a par exemple une période ou le ver est l’appât « roi », mais cela ne dure jamais toute la saison, il laisse ensuite sa place, par exemple au ver d’eau (porte-bois) qui lui-même laisse sa place à un autre appât, etc… Il en est de même pour les nymphes qui doivent être en correspondance avec les conditions d’eau.
De l’ouverture à la fermeture, la nature évolue conditionnant la truite dans son comportement, ses besoins, ses envies, sa nourriture. On se doit de vivre cette évolution avec elle. Encore une fois l’observation jouera son rôle et, nous aurons alors des déductions logiques pour guider nos choix. Observer, découvrir, comprendre et mettre en pratique seront toujours les qualités du bon pêcheur !
Les nymphes, comme tout appât, sont attractives mais, d’une manière générale, il a été constaté (grâce à des caméras immergées) que la truite se déplacera facilement sur sa droite ou sa gauche pour les prendre, mais restera assez indifférente si, étant au fond, la nymphe passe trop au dessus entre deux eaux, trop en fond ou en surface. Comportement que nous devrons prendre en considération dans la création et le passage de notre ligne. Il nous aidera à déterminer le choix de la nymphe, plombée ou non plombée et de notre plombée s’il y a lieu.

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Plus un appât est léger (les nymphes naturelles sont des appâts légers), plus il est chahuté par les divers courants. Si la truite veut l’attraper dans son passage, elle est obligée d’y aller rapidement dessus. Si la ligne est raide (trop plombée) elle ressent, dès qu’elle est en contact avec la nymphe, que cet appât est « truqué » (lourdeur, résistance, tiraillement, toc) ce qui la lui fait relâcher, souffler immédiatement. Si nous avons la légère souplesse de la bannière dans le port de notre ligne, le nylon fluo sera la solution idéale pour résoudre le problème. Nous verrons alors la touche dès que la truite touchera la nymphe. Elle nous sera indiquée sur la bannière (tension, accélération, changement de direction, ralentissement, arrêt de la bannière) nous donnant ainsi la possibilité de ferrer instantanément, avant de la sentir, avant que le poisson ne s’aperçoive de quoique se soit, avant qu’il ne sente le toc. Toutes les prises s’effectueront alors, avec l’hameçon piqué sur les lèvres du poisson. On aura la satisfaction de le relâcher en pleine forme.

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La dérive la plus parfaite possible reste plus que jamais indispensable. Le dragage n’intéressera pas la truite mais la dérangera ! Lorsque l’on se demande souvent « qu’est ce qu’elles veulent aujourd’hui et sur quoi elles prennent », la réponse est: « Une bonne dérive » ! Cette condition fera que la truite viendra voir la nymphe et pourra ainsi la prendre. Un petit truc : si vous pêchez avec 2 nymphes, mettez la 1er un peu extravagante (couleur et brillance) et a 30 ou 40cm, une plus naturelle. La truite sera souvent attirée par la première et prendra souvent la seconde.
On peut donc partir pêcher avec nos appâts vivants et notre boîte de nymphes. Jusqu’à maintenant on avait généralement avec soi 2 ou 3 appâts vivants différents, avec les nymphes, on a considérablement élargi sa gamme en augmentant ses chances d’intéresser le poisson.
La base de notre pêche étant l’appât vivant (il a fait ses preuves), il n’y a pas lieu techniquement de changer. Commencer sa partie de pêche normalement, utiliser ses appâts comme il se doit. Les résultats d’une part et ce que nous pourront constater d’autre part, nous dicteront les changements et choix à effectuer.

1° cas : pas de touche avec le 1° appât vivant choisi, on change et on essaie le second. Idem pour le second, si rien ne se passe on peut commencer à penser à utiliser les nymphes.
2° cas : pas de résultat avec les appâts vivants mais on voit quelques éclosions ou poissons qui bougent un peu. Sans attendre, passer en nymphes et tenter d’apporter à notre truite ce qu’elle attend, pour cela ne pas hésiter à changer. On prendra en considération suivant la période, un de nos différents packs de nymphes (sans oublier d’avoir retourné quelques cailloux sous lesquels ont trouvera également des larves souvent salvatrices).

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L’appât vivant a un avantage sur l’artificiel, celui d’être comme son nom l’indique, vivant ! Il nous donne, lorsque nous l’utilisons, plus de facilité pour faire ressortir ses qualités naturelles, nutritionnelles et attractives. Conscient de cela, les pêcheurs que nous sommes, devons porter nos efforts sur la nymphe artificielle afin d’arriver à la rendre aussi belle et intéressante dans sa dérive qu’un appât vivant. Si je crois que cela sera difficile à atteindre pour le coté nutritionnel, en contre partie, je crois que la nymphe, grâce aux qualités que l’on peut lui attribuer lors de sa réalisation (formes, couleurs), nous permettra d’être performant pour développer dans la présentation auprès de la truite, un grand intérêt attractif et incitatif.

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Confronté à une truite en poste pour se nourrir, si nous lui présentons l’appât qui l’intéresse d’une manière correcte et naturelle, il y aura peut être un léger avantage pour l’appât vivant. Pour une truite n’attendant pas spécialement de la nourriture, la qualité attractive de notre nymphe (taille, couleur) ajoutée à celle de notre présentation (vie de notre ligne) provoqueront plus aisément une attaque. On titille son instinct carnassier.

Quel matériel pour pêcher en nymphe
Canne : Dans cette pratique et avec cet appât qu’est la nymphe, une canne d’action progressive est indispensable tant pour lancer des lignes, quelquefois très légères, que pour la sensibilité qui est primordiale. Effectivement, il est important durant sa dérive d’avoir le contrôle du bon passage de sa ligne, c’est-à-dire la sensation de son amplitude, de sa lourdeur, de ses réactions. Pour la longueur de cette canne, pensez aux rivières que vous pratiquez le plus souvent. Elle devra impérativement être du type appâts vivants (anneaux extérieurs), d’une longueur de 3m40 à 3m90 maximum. Dans un 1er temps je crois que la 3m60, grâce à sa manipulation plus facile, à sa rapidité de réaction, à sa précision, nous aidera à entrer dans cette « technique nymphe » plus aisément. Limitons nos ambitions dans les distances de pêche, le temps de découvrir les sensations indispensables, celles qui nous permettront de juger notre qualité de pêche.
Ne tombons pas dans la facilité des cannes longues supérieures à 3m90. Elles sont bien moins agréables à manier (poids, équilibre et longueur), moins sensibles, moins rapides et précises, assez mal adaptées à la gestuelle qui nous est nécessaire. Soyons rationnels. On envoie la ligne ou l’on désire la faire pêcher, on ne l’y porte pas ! Pour ceux qui pêchent encore au « Toc » en rivière, ils constateront rapidement certaines difficultés propres à cette technique, surtout s’ils pensent que ça ne sert à rien d’avoir de telles cannes et que l’on peut aussi bien faire avec une fil intérieur, une téléréglable ou encore une anglaise raide à action de pointe !

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Nylons : L’utilisation de nylons fins (fluo 0,14 ou 0,12mm sur le moulinet et 0,12 ou 0,10 et s’il le faut 0,09mm en bas de ligne) étant souvent incontournable, on appréciera la qualité de l’action progressive, qui apportera une grande résistance aux nylons (de qualité) mêmes fins. Durant tout le temps ou elle travaillera progressivement suivant la traction à laquelle elle sera soumise, elle soulagera le nylon qui, avec une autre canne casserait bien plus rapidement, car seul à supporter toute la tension. Choisir des nylons bas de ligne les moins brillants possibles et, ayant une bonne élasticité. Cela nous aidera dans la discrétion et la vie de notre ligne. Des appâts légers ne peuvent pas passer naturellement sur des nylons raides et trop lourds !
Nous avons su nous adapter à tous les appâts vivants possibles, car notre pêche peut maîtriser et comprendre le passage d’une ligne sous l’eau durant la dérive. Savoir ou elle passe et comment elle passe ! Cela nous permet donc de choisir la vie de notre ligne, de l’adapter parfaitement aux conditions que la rivière impose à la truite et à nous même. La nymphe artificielle doit devenir une corde supplémentaire à notre arc. On se doit de la prendre en considération d’une manière réfléchie, d’utiliser ses qualités propres.
Tous ces moyens sont autant de déclencheurs d’intérêts, d’éléments attractifs et incitatifs auprès de la truite. Il y a finalement beaucoup de points communs dans l’utilisation rationnelle des nymphes sur une saison :
• début avec des nymphes lourdes, un peu grosses, de couleurs sombres, (olive, marron, noire). Si vous utilisez des non plombées, la plombée que vous allez faire sur votre ligne ressemblera à celle que l’on utilise pour les appâts vivants en début de saison et d’une manière générale dans des eaux froides. Cela se traduit par une plombée basse et groupée. C’est cela qui conditionnera la vie limitée de votre ligne dans sa dérive.
• puis les eaux se réchauffent, baissent et les nymphes seront un peu moins plombées, prendront un peu plus de couleur et la ligne un peu plus de vie. Pour les nymphes non plombées on retrouvera la plombée que l’on commence à utiliser vers la fin des eaux de neige, lorsqu’ il commence à y avoir un réchauffement (en appât vivant, teigne, ver d’eau, petit ver de berge ou de terreau).

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• étiage avec des nymphes légères, colorées et les perdigones qui sont lisses et pénètrent plus facilement dans l’eau (les ombres aiment bien).

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Personnellement j’ai une préférence pour les nymphes seules, non plombées car je trouve qu’elles sont obligatoirement plus naturelles qu’une munie d’une bille.

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Puis j’adapte ma plombée comme pour les appâts vivants pour la faire passer comme bon me semble, soit bien en fond, un peu décollée ou avec plus ou moins d’amplitude. Comme toujours nous nous retrouvons face à beaucoup de choix à faire et à mettre en application, tant dans la création de notre ligne que dans la qualité de notre passage de ligne.
A nous de savoir utiliser au mieux tous ces nouveaux moyens, je crois que cela s’appelle l’évolution technique de la pêche.

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A bientôt au bord de l’eau
Pierre

33 commentaires sur “PECHE A LA SEMPE EN NYMPHES ARTIFICIELLES

    1. Bonjour Pierre, si j’ai bien compris il serait intéressant de faire sa plombée comme d’habitude, peut être un peu plus léger, mette une petite nymphe légèrement lestée et une autre nymphe non lestée derrière. Cela parait logique mais pourquoi n’est ce pas pratiquer par les nympheurs qui eux font l’inverse en général

      1. Les nympheurs mettent une plombée en bas et une plus légère au dessus. Lorsque k
        je pêche en non plombée en bas c’est parce que ma plombée me donne la possibilité de faire passer ma nymphe comme je veux (comme si j’avais un appât vivant) quant à celle que j’ai au dessus et qui est tenue sur ma ligne à 40cm de celle du bas passe avec l’amplitude que je veux bien donner c’est à dire une longueur d’environ 20cm.
        Le résultat est que j’en ai une qui passe en fond d’une manière plus ou moins libre et la 2° au dessus qui évolue dans une autre épaisseur d’eau.

  1. Bonjour,
    J’ai expérimenté en 2015 cette technique avec bonheur, en mai juin sur ruisseaux beaujolais et hauts savoyards.

    Surtout en imitation porte bois avec tête plombée et un bas de ligne nu pour pêcher des eaux très claires en mode sioux très près des petits postes difficiles d’accès. C’est une technique qui ne pardonne pas les dérives ou ferrages approximatifs et qui oblige à se donner à fond mais qui fait vraiment progresser.

    Cette année je vais essayé d’élargir la periode d’utilisation de cette technique sur la saison donc merci pour les conseils.

    Voir passer sa nymphe juste là où Il faut et voir sortir la truite de sa cache pour se saisir de la nymphe….sensations garanties!

    À essayer absolument!

  2. Encore un article regorgeant de précieux conseils issu d’un retour d’expérience tout aussi précieux. Merci Pierre pour le partage que tu nous proposes.
    J’ai quelques nymphes, et je pense qu’elles gouteront un peu plus à nos eaux cette année.

    1. Je n’ai pas fait un long écrit sur le montage avec 2 nymphes mais il a été évoqué. J’avais traité plus longuement il y a quelques années, qu’il m’arrivait très souvent de pêcher avec un appât vivants sur mon hameçon et une nymphe positionnée en dérivation à hauteur de mon émerillon, c’est à dire à environ 35 cm au dessus de l’appât vivant.

      1. On peut combiner n’importe quel appât vivant avec une nymphe artificielle. Il faut essayer de trouver des complémentarités et surtout essayer également de comprendre comment elle doit passer.

  3. Bonjour Pierre, voilà un bel article , te connaissant depuis de très nombreuses années , je savais que la pêche en nymphe n’était pas pour toi une nouveauté, je me souviens de nos discussions à ce propos. Un pêcheur se doit d’être complet, ne pas hésiter à franchir la cap, ce que j’ai fait depuis une quinzaine d’années , mais cela n’empêche pas que je pratique l’autre pêche, celle aux appâts naturels, celle que tu m’a enseigné dans les années 90 et dont j’ai toujours plaisir à pratiquer.
    Au plaisir de nous revoir !

    Amitiés

  4. Mais bon sang comme j ‘aime lire et parler de technique pêche avec vous, toi Léo (moucheur38) et vous Pierre, Ce loisir que je découvre depuis moins de 10ans, et qui me prends l ‘esprit et mon temps telle une drogue depuis ma retraite, professionnelle et bouliste.Le temps perdu ne se rattrape plus, mais dieu comme je regrette ne pas y être venu avant. Merci à ceux qui partage leur savoir et leur passion comme vous. Au plaisir de vous lire et +

    1. Tu n’as pas à remercier mais simplement à profiter de gens qui comme toi ont cette passion de la pêche mais qui ont eu la chance de l’avoir avant toi et de pouvoir la partager.

  5. Bonjours Mr Sempe. J’aurais voulu avoir une petite précision … Nous pouvons finalement garder notre ligne plombée comme au toc afin de retrouver notre technique. Mais au sujet de la nymphe, peut elle être avec une bille tungstène , donc plombée en tête et plombé le bas de ligne pour assurer une bonne dérive?
    Cordialement

    1. Le plus simple au début est de considérer la nymphe comme un appât vivant. Pour choisir laiton, tungstène ou pas plombée, c’est tout d’abord à vous de terminer si vous êtes dans des conditions de passage de votre nymphe bien en fond, ou passage normal ou encore passage comme un appât léger. Après quelques essais vous aurez plus de sensations sur le poids de la nymphe ce qui vous donnera les moyens de réaliser des ensemble (nymphe plombée ou non) nymphe + plombée réalistes et appropriés aux choix que vous aurez fait. Dans tous les cas votre intention d’évolution ne peut être que positive et vous amener encore quelques nouveaux plaisirs. Sachez que si je peux vous aider cela sera toujours avec plaisir.

      1. Et bien merci pour votre réponse. Je viens de comprendre certaine chose juste avec vos quelques ligne. Effectivement, sa parait tellement logique maintenant…. En considérant que c’est comme un appâts vivant, que la nymphe soit légère ou lourde a la base,(finalement comme un vrai appâts qui peu avoir plusieurs densité) on pourra aussi bien passé par une ligne vierge,par peu plombée ou carrément plombé. Ne reste plus cas ce constitué une petite collection de nymphe imitative et incitative…chose pas non plus facile avec tous les modèle présent! En tout cas merci grandement encore une fois.

      2. Pour le choix de vos nymphes, on a essayé avec mon fils Richard, de faire une gamme très ciblée afin justement de ne pas faire n’importe quoi et d’être perdu avant même de commencer. Vous allez voir tout cela sur notre site courant décembre et vous constaterez que votre choix sera fortement facilité.
        http://www.pierre-sempe.com

      3. Pour le choix de vos nymphes, on a essayé avec mon fils Richard, de faire une gamme très ciblée afin justement de ne pas faire n’importe quoi et d’être perdu avant même de commencer. Vous allez voir tout cela sur notre site courant décembre et vous constaterez que votre choix sera fortement facilité.
        http://www.pierre-sempe.com

  6. Et bien encore merci à vous Mr Sempe pour votre partage. L’année prochaine sera pour ma part l’avancé dans la pêche à la nymphe mais aussi l’avancé dans la pêche de truite de mer (je vous avez déjà sollicité pour ce sujet la) au appâts naturelle et par le biais des chose à la nymphe au toc aussi.

  7. Bonjour Mr SEMPE, les pêcheurs qui maitrisent la pêche aux appâts naturels ne sont pas aussi nombreux que ceux qui la pratiquent. Le signe qu’un grand nombre de prises soient faites en bord de gueule du poisson montrent une grande réactivité et une belle maitrise technique du bon pêcheur. A l’opposé ( où je suis ) il y a celui qui n’est pas assez fort ou alors pratiquant occasionnel qui ne porte pas d’intérêt à s’améliorer et  » pêche » tout simplement.Le problème c’est que toute inattention ou retard se traduit par un engamage de l’appât et une mortalité importante sur les poissons.Plutôt que de considérer la nymphe comme une variante ,on devrait l’ériger en passage obligé pour faire ses armes à la technique aux appâts naturels .
    Pas d’engamage ( pas assez réactif ou mauvaise technique= le poisson recrache)
    on peut écraser l’ardillon ( avec appât naturel problème maintien sur hampe hameçon
    On peut s’amuser à devenir monteur et se régaler à réaliser différents modèles
    Du coup mettre un pieds dans le monde de la mouche et pour les plus curieux se découvrir une autre façon de pratiquer passionnante (venant s’ajouter à cette pêche)
    Franchement la nymphe au toc c’est tout bon pour le poisson!

    1. Heureux de savoir que certains pêcheurs de toc sont passés sur « Une autre Pêche »! Il est vrai que le problème de la pêche au Toc existe encore. Il y a pas mal de pêcheurs de Toc qui continuent à la maintenir, soit par inconscience soit par incapacité de se remettre en cause, d’évoluer. Il est fort regrettable que ces pêcheurs occupent à fond, des forums et prêchent leur pratique auprès de nouveaux qui demandent des renseignements et conseils. Difficile d’intervenir car de suite une jalousie bête et idiote s’installe, ce qui ne sert à rien!

    1. Vous avez sur ce blog un long article à ce sujet. Si vous désirez poser des questions précises, n’hésitez pas, il vous sera répondu si nous connaissons les réponses, nous n’inventerons rien, comme d’hab.

  8. Bonjour Mr Sempé,
    J’aurais voulu avoir votre avis sur une question.
    On voie à travers votre article que la pêche en nymphe peut s’exécuter, selon son choix finalement, avec de simple nymphe legere et donc avec une plombé classique, ou bien sans plombé avec une nymphe plombé grâce au différente bille disponible… mais pour être pointilleux, dite moi si je me trompe, quand on pratique votre façon à la nymphe, on pratique essentiellement en pêchant vers l’aval, et je me dit qu’avec une plombé façon Sempé et donc une nymphe légère sa colle plus…tandis que si on pratique en ruisseaux, donc pêche vers l’amont, une nymphe directement plombée serait peut mieux , plus discrète donc une pêche plus efficace? Pour vous dire la vérité, je cherche évidement à progresser, donc j’essaye, je regarde les autres et je vadrouille aussi pas mal ici ou là sur les forum assez sérieux de pêche et pas mal de chose ressorte…certain disent ceci, d’autre cela… surtout sans aucune plombée car cela apporte des touches plus visible, donc surtout pas de plombé et nymphe casqué obligatoire…d’autre disent qu’avec une plombé les nymphes sont moins pechante, donc moins efficace…. j’aurais aimé avoir votre avis, votre expérience sur ce genre d’interrogation…est ce qu’à votre avis peut on aussi bien faire avec des nymphe directement casqué sans plombé la ligne, ou bien plutôt l’inverse… merci à vous.

    1. Je crois qu’il ne faut pas essayer de compliquer ce qu’il y a lieu de faire pour bien pêcher car tout est assez difficile comme ça!
      Une nymphe n’est ni plus ni moins qu’un appât. Je peux donc la faire passer comme je veux dans les veines d’eau. Suivant qu’elle sera plombée ou non plombée c’est ma plombée ajoutée qui fera le reste. Si par exemple je veux qu’elle passe bien en fond, je prendrais une nymphe un peu plombée et ajouterais et positionnerais sur mon bas de ligne ma plombée complémentaire qui me donnera la possibilité de la faire passer bien au fond. Cet exemple se rapproche beaucoup de la pêche au ver qui est l’appât vivant le plus lourd et que l’on doit donc faire passer toujours au fond. Dans ce cas le poids du ver est une nymphe plus ou moins plombée (suivant la grosseur du ver) et j’ajoute et positionne ma plombée sur mon bas de ligne. Dans tous les cas ma plombée me donnera la possibilité de savoir ou et comment passe ma ligne et donc de pouvoir y apporter à tout moment les modifications nécessaires. « Attraper un poisson c’est du plaisir, savoir pourquoi c’est du bonheur »

  9. Bonsoir ! est-ce que la canne cascade de part son action convient pour la Nymphe au Toc ? Ou pouvez m’indiquer quelle canne dans un prix raisonnable ? Lg 3,60 ou 3,90 et poids mini ! Merci! Mr SEGUIN

    1. Bonjour Jean Claude. Concernant la pêche en nymphe qui remplace un appât vivant, il faut impérativement des cannes d’action progressive et ayant une bonne sensibilité. Cela veut dire qu’il faut éviter les cannes trop raides, d’action de pointe, trop lourdes et mal équilibrées. Dans ma gamme, les cannes qui sont présentées sont toutes en action progressive. Leur finesse leur apporte une légèreté et une action très agréable vous permettant, même avec des plombées légères, de prospecter des veines d’eau éloignées. Cette action de canne vous permet également de pêcher fin si besoin est (en été avec les eaux basses) et de tenir de gros poissons. Temps que la canne travaille le nylon est soulagé. Je ne sais pas avec quel type de canne vous avez l’habitude de pêcher? Dans tous les cas, en rapport qualité prix vous avez en 3m60 : La Cascade, La Driva 364-A et La RS NYMPH 363. Les qualités de ces cannes vous donneront toute satisfaction. N’hésitez pas à me joindre au 06 23 82 64 53.

      1. Bonjour! Merci pour votre réponse ! Alors question plus précise : Avec la Cascade vais-je obtenir sensiblement les mêmes résultats ? Car il y a un écart de prix de 100 euros ,ce qui m’interpelle ! Si c’est justifié je peux comprendre et faire mon choix au vue de l’avantage ! J’ai noté que vous me conseillez la 3,60 m ! Est-ce la fixation moulinet et sa position qui font la différence ? Quel moulinet et quel fil de ligne ?
        Dans l’attente de votre réponse , passez une bonne journée ! Jean-claude

      2. Dans tous les cas il est certain que les différences de prix des cannes sont les conséquences des matières utilisées ( plus légères, plus douces, plus précises, équilibrées, sensibles, agréables) et des finitions qui y sont apportées.
        Une 3m60, dans la mesure ou l’on ne pêche pas des grandes rivières, est un bon choix car plus agréables et facile à utiliser, de plus moins encombrante par rapport à la végétation qui nous entoure. Le positionnement du moulinet est important pour l’équilibre et la tenue de la canne. Pour le choix du moulinet sur rivière moyenne ou grande il faut un tambour fixe car cela nous permettra de libérer facilement la longueur de nylon nécessaire pour atteindre les veines d’eau éloignées. Pour les petites rivières un tambour tournant (réserve de nylon) suffit car on pêche à des distances bien moins éloignées. Dans tous les cas utiliser un moulinet avec un diamètre de bobine important (type bobine match). Lorsque vous en sortirez une longueur de nylon, la spirale sera toute en longueur dons insignifiante alors que sortant d’une bobine de petit diamètre il sera en « queue de cochon » ce qui dérangera dans la glisse du nylon pour passer dans les anneaux de la canne. Pour le nylon du moulinet un fluo en 0,14mm (mais un vrai 0,14 et non un marqué 0,14 qui fait en réalité 0,156) sur lequel on pourra utiliser du 0,12 ou 0,10.
        Vous pouvez me joindre quand vous voudrez au 06 23 82 64 53.

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