LES CANNES A « ACTION PROGRESSIVE »

La technique de la pêche de la truite aux appâts vivants a fortement évolué au cours des dernières années. La distance de prospection des coups est devenue une nécessité, afin d’aller présenter notre appât à des poissons peu sollicités jusqu’alors.
Pouvoir pêcher ces veines d’eau en rivière, nous autorise à piquer quelques très beaux spécimens.
Le lancer et la tenue du poisson, voilà les deux raisons incontournables qui nous imposent une canne à « action progressive ».

En 1996, la première canne mise à la disposition des pêcheurs fût « la Sempé grise », 3,90m en 3 brins (ainsi l’ont baptisé les pêcheurs). Ce fut une révolution car elle se heurtait a la télé-réglable ou la fil intérieur et, les pêcheurs au toc, utilisant depuis des années ces cannes souvent lourdes et « d’action de pointe » ne voyaient pas l’utilité d’une telle action de canne !

Le temps a fait le reste, la canne à « action progressive » est à ce jour, la plus utilisée pour notre pêche en rivière. Il est certain que le produit doit évoluer en rapport de la technique, mais nous devons reconnaître que le produit peu également faire évoluer la technique.
Pour preuve, beaucoup de pratiquants sont passés du toc a « une autre pêche », du nylon incolore au nylon fluo, de la plombée simpliste a une plus élaborée, du dragage à la dérive, de la sensation a la visualisation, du panier au « no kill », etc..

Une canne à « action progressive » répondra en permanence et avec précision à nos sollicitations, nos besoins, nos envies, permettra d’envoyer avec une grande précision une ligne, même très légère, à des distances éloignées et, de pourra nous faire combattre de très beaux poissons avec des nylons même fins. Elle nous donnera les moyens de pratiquer une technique moderne afin de vaincre les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, de concrétiser nos connaissances et compréhensions dans notre acte de pêche, d’évoluer, d’augmenter nos sensations et perceptions, de multiplier nos moments de vrai plaisir. Elle devient le prolongement de notre bras,
notre inséparable amie !

Pech03

pecheur 03

Pierre
Pierre
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16 commentaires sur “LES CANNES A « ACTION PROGRESSIVE »

  1. Bonjour Mr Sempe,
    Tres bon article,comme d’habitude.

    Je vais vous soliciter en faisant une petite transition pour aborder un sujet totalement different et avoir votre point de vue et surtout votre experience de pecheur.

    Les cannes à action progressive sont de petit bijou,surtout votre gamme.J’en est deux qui me suive depuis pas mal de temps et qui mon fait vite oublier mon ancienne marque fétiche Garbolino… La souplesse,les senssations et meme l’estetique de ces cannes sont déja un premier plaisir avant méme l’acte de peche.

    Et pas que pour les truites farios…puisque par chez moi,on trouve en trés grand nombre pour la fin de la saison avec une prolongation jusqu’à fin octobre, la Truite de Mer.
    J’ai la chance sur la Touque,riviére à truite de mer,de partager quelques beau combat avec ces gros salmonidés atteignant parfois 80 cm, et vos canne sempe, font le travail sans roncher! (canne river gold et canne driva).

    C’est la ou je vous solicite…poissons difficile à capturer du à son mode de vie de migration,la truite de mer n’en reste pas moins un poisson qui me facine…oui mais a part quelque tres tres rare sujet capturé,je n’est que peu d’experience sur ce poisson et trés peu d’informations….Des la fin de l’été on peu commencé à en trouver et à en pecher…oui mais voilà, je rencontre pas mal de pecheur et surtout la quasi totalité peche à la mouche….voir au leurre…surement plus pour exité leur nerfs et les faire attaquer…??
    Et nous les sempeistes, avec nos appats naturelles,avont nous autant de chance face a ce poisson qui parait il ce nourris trés peu en remontant la riviére?méme si j’en est attraper quelques tres rare specimen,est ce simplement quelque coup de chance…

    Si vous l’on pouvez échanger à ce sujet puisqu’il s’agit aussi d’un salmonidé,j’en serait ravi.

    En tous les cas, encore merci pour votre partage.
    Bien à vous.

    1. Merci pour votre intervention et l’intérêt que vous portez à la marque « Sempé ».
      J’ai consacré 2 à 3 ans à la truite de mer aux appâts vivants sur les gaves des Pyrénées Atlantiques et principalement le Saison et l’Oloron.
      Il est dit que cette truite ne se nourrit pas ou très peu, comme le saumon, et que lorsqu’elle se nourrit, c’est uniquement la nuit!! Je ne veux rien révolutionner, mais je peux dire que j’en ai attrapé pas mal et bien sûr durant la journée et les heures de pêche autorisées. Dans tous les cas, il en est comme de la truite fario si ce n’est qu’il y aura lieu de prendre un peu plus en considération le côté attractif de l’appât dans son passage.
      Deux éléments sont incontournables:
      1° – : la création de votre ligne. La plombée en particulier ne devra en aucun cas être trop lourde et trop groupée ce qui ferait passer votre appât sans amplitude et de manière insipide, sans vie attractive pouvant déclencher à n’importe quel moment une attaque. N’oublions pas que c’est un carnassier! (voir article « La plombée »)
      2° – La tenue de votre ligne: au cours de votre dérive, il faudra que vous utilisiez la qualité de votre plombée et dans certains cas, aider votre ligne à vivre par de légers ralentissements et relâcher mais aussi par des inclinaisons de bannière, c’est à dire avoir la canne légèrement en retard sur sa ligne, puis reprendre une position normale. Cela aura pour effet de faire passer votre appât du courant de fond dans le courant ventral et de le refaire plonger dans le courant de fond (plus facile à montrer qu’à décrire).
      Si vous avez des copains moucheurs, demandez leurs, s’ils pêchent en nymphe, lesquelles ils utilisent et remplacez votre appât vivant par une nymphe en mettant en application les 2 éléments que l’on vient de voir.
      Il est évident que l’on n’a pas traité le problème en entier (il y aurait presque un livre à écrire) mais, commencer avec ces connaissances aidera à découvrir et comprendre afin de s’améliorer à chaque sortie et de parfaire sa technique. C’est bien sûr ce que je vous souhaite.

      1. Merci pour votre réponse rapide!
        Et sans vous commander,un article sur la truite de mer est il envisageable ? Car vous m’avez mi l’eau a la bouche! Par chez moi en Normandie,la fermeture truite de mer approche dans 3jours…donc je n’aurais probablement pas le temps de mettre tous vos écris en action cette année mais ma curiosités est elle que j’aimerais bien avoir un article de votre plume.

      2. On peut toujours faire un article mais il faudrait déjà traiter cela d’une manière très technique et s’adresser à des pêcheurs qui pêche la truite de mer depuis déjà quelques temps. Je crois que le meilleur conseil que je puisse vous donner est de prendre en considération votre technique pêche aux appâts vivants pour la fario et d’essayer de mettre en valeur en plus de tout ce que vous faites déjà, l’aspect attractif de votre passage de ligne afin de jouer au maximum sur son instinct dans la mesure on vous êtes limité par son côté nutritionnel.
        Bonne fermeture

  2. Merci quand meme pour cette echange qui ma deja apporter un petit plus.et vivement la prochaine saison truite de mer pour etoffer mon experience et pourquoi pas la partager.
    Pour ce qui est du « Toc à la nymphe » ou « Toc technique sempe », j’avoue ne pas connaitre et ne pas y avoir encore mis les pieds…entre les nymphes casqué ou non,(les quelles utilisé),quelles types,quelles couleurs,quelles tailles….quelle plombé et comment guider sa ligne avec cette appats artificielle….et serait ils vraiment meilleur que nos vers et teignes de fin de saison (septembre octobre),voir parfois mouche naturelle par un beau soleil automnal qui viendrait redonner un coup de chaud…
    encore beaucoup de reflexion à avoir et d’experience à trouver…
    Bien à vous.

    1. Pour la pêche en nymphe, vous aurez la possibilité de vous procurer une brochure sur laquelle je travaille actuellemen afin que ceux qui désirent si essayer ne partent pas tout a fait au casse pipe.

  3. Bonjour,

    J’ai habité pendant 7 ans à Lisieux et j’ai beaucoup pêché la Touques … Surtout au leurre pour la truite de mer, mais pas que !

    Sur les dernières années, j’ai pas mal pratiqué aux appâts naturels en dérive et j’ai ainsi touché des Truites de mer (entre 35 et 65 cm) sans les chercher vraiment puisque je visais plutôt les Ombres et Truites.

    Il y a des sorties à vide et d’autres où il est possible d’en toucher plusieurs d’affilée. Les Truites de mer ne sont pas forcément dehors et pas forcément très longtemps. Et si c’est le cas, encore faut-il qu’elles soient réceptives. Dans tous les cas, en journée il n’y a aucun problème pour les toucher, que ce soit en nymphe ou au toc à condition de raser le fond. Au leurre et en noyée, c’est bien différent.

    Je pratiquais avec des vers et laissais prendre quelques secondes à la touche … oui je sais, ça n’est pas conventionnel pour du toc en dérive mais ça permet de mieux assurer les poissons, toujours piqués au ras de la gueule, ce qui n’est pas le cas avec les farios et Ombres…

    Les courants laminaires en particulier s’ils viennent lécher une structure (mur, arbre tombés, pieutage, etc.) et tous les autres courants assez profonds mais pas trop vifs tiennent des Truites de mer. Ou tout du moins, permettent d’en prendre au toc.

    A partir de l’été, tous les pools de la Touques tiennent une ou plusieurs Truites de mer, reste à connaître précisément leur tenue sur chaque poste, tenue qui est souvent très précise et qui livrera son lot de poissons, parfois au centimètre près.

    Si les courants habituels ne fournissent pas de touches d’Ombres et farios, cela peut signifier qu’il y a une ou plusieurs blanches sur le poste. La position des farios et Ombres peut également indiquer où se trouvent les Truites de mer (ex. toutes les touches en tête de courant alors que le centre et l’aval sont normalement bons) ou encore un arrêt soudain des touches après une série d’Ombres (par exemple) peut signifier qu’un bécard vient de sortir.

    J’ai aussi eu quelques touches sur des animations, mais pas eu le temps de creuser la question.

    Je pense qu’il y a quelque chose à faire sur ce poisson et aux appâts. Dans tous les cas, je pense qu’il faut passer bien au fond et ne pas hésiter à insister.

    Je n’ai hélas pas persévéré dans cette voie, la traque nocturne aux leurres m’occupait bien assez !

    Bon courage à vous.

    Jérémy

  4. Bonjour Mr Sempe. Je refait appel à vous en remonter un vieux sujet abordé l’année dernière,la truite de mer.Grace à vos indications et celle de Jérémy que je remercie au passage, j’ai pu cette année commencer à mettre tous cela en action. les résultats sont présent,peu certe,mais bien la. effectivement la vie donné à notre ligne est un sacré atouts pour attirer ces prédateurs.
    Si je refais appel à vous,c’est pour une question d’appâts pour les truites de mer,par rapport à votre expérience personnel…nous donnons vie à une ligne qui ce termine par un appâts…oui mais lequelle?vers,teigne,larve de thrycoptere et d’ephemer en tous genre,mouche naturelle, sont ils tous porteur face à ce salmonidé?
    Merci à vous.

    1. Ce qui me donnait le plus de satisfaction était le ver de taille moyenne mais je suis sûr également que certaines nymphes artificielles doivent susciter un intérêt également surtout dans les eaux claires.

      1. Très bien.merci a vous.en plus de mes appâts j’ai toujours quelques nymphe.j’essaierai et je partagerais mon retour d’expérience . J’ai lu que les nymphe de couleur foncé était a privilégié, celle noir,marron et bleu foncé…avec parfois une pointe de fluo vert ou jaune. Je partirais donc la dessus.

      2. Les sombres surtout en début de saison, mais les truites de mer y sont absentes dans nos rivières. Utilisez des couleurs un peu vives à compter de juin.

  5. Merci,je vais donc essayer cela. Par contre,toute mes nymphes son non lesté de bille tungtsen, vu que mon poids est ma plombé….les bille joue t’elle un rôle autre que le poids?

    1. Le rôle des billes est essentiellement lié au poids, même si (cela reste à prouver) certains considèrent que la couleur peut donner un pouvoir attractant. Choisissez vos billes en fonction de la descente plus ou moins rapide que vous désirez donner à votre nymphe, en fonction des niveaux d’eau et puissance du débit.

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