OUVERTURE 2014

Le 7 février dernier, j’ai eu la demande d’Alexandre mentionnée ci-dessous :

« Vivement votre prochain article technique ou même stratégique? Pourquoi ne pas décrire votre façon d’aborder la grande rivière en cette période d’ouverture? Quel poste allez vous attaquer, avec quel type et taille de vers ou de teignes, quel secteur favoriserez vous ou bord de l’eau glacial des prémices du printemps…. »

Je vais, à l’aide de mes quelques connaissances et expériences,  communiquer dans les grandes lignes, ce que je crois bon de faire et de savoir afin d’éviter les grosses erreurs. Il est certain que l’on pourrait prendre et passer une année à traiter des conditions particulières, mais restons humble et appliquons nous à savoir traiter les généralités, celles qui sont les fondements du « bien pêcher ».

Lorsque vous arriverez au bord de l’eau en ce début de saison, après avoir déterminé la rivière et les parcours, avant de vous lancer dans l’acte de pêche d’une manière goulue et irréfléchie prenez le temps !

photo 1

 

 

 

 

 

 

 

 

LE MILIEU

En cette saison, la température de l’eau sera suivant les régions entre 4 et 7° environ.

Le niveau dépendra de la pluie ou de la fonte des neiges. Il pourra être relativement bas si les températures froides ont empêché la pluie et provoqué la neige. Dans le cas contraire ce niveau pourra être haut, même quelques fois trop haut !!! Une solution s’imposera alors, aller vers l’amont de la rivière, la même ou la neige plutôt que la pluie est tombée. Vous aurez déjà 2 éléments naturels très importants qui vont vous procurer les moyens de faire quelques bons choix.

LA TRUITE

Connaissant les conditions du milieu dans lequel est notre poisson on va essayer de déterminer, toujours de manière très logique, son comportement et ses réactions possibles.

La truite étant un animal à sang froid, la température de son corps sera celle de l’eau. Elle vient de passer une période de plusieurs mois ou elle à pensé à se reproduire plus qu’à ce nourrir, puis les eaux froides sont arrivées avec peu de nourriture. Cette simple accumulation de faits l’a affaibli.

Connaissant parfaitement son domaine, elle va se tenir hors des courants ou des masses d’eau rapides ou puissantes car elle n’a pas d’énergie à dépenser mais tout au contraire une santé à se refaire.

photo 2

Les courants ralentis, les bordures rocheuses, les plages lentes, les cassures de courant seront les lieux les plus fréquentés. Ce constat montre qu’une rivière en début de saison comporte obligatoirement des coups sur lesquels il vaut mieux faire impasse et s’appliquer à discerner ceux ou elle est censée se tenir. On entendra toujours dire de temps en temps : « Moi pour l’ouverture je pêche partout et j’ai attrapé une truite en plein courant !! »

J’ai simplement envie de répondre « Oui Monsieur, des accidents il en arrive tous les jours !! ». Comme j’ai mentionné en tout début, restons dans les cas généraux et ne dérivons pas sur les exceptions qui ne régissent rien.

La truite dans ces endroits précis se situera au fond ou le courant est le plus lent. Elle sera dans une semi-léthargie, avec une dépense physique restreinte. Cette situation fera que ses besoins nutritionnels seront limités, ses déplacements relativement lents.

APPÂTS

Dans une telle situation il paraît  naturel que les appâts considérés comme lourds ou mi-lourds soient parfaitement adaptés.

Le ver :  je ne suis pas trop pour les gros vers

HSV HAD

( à escher sur hameçon H.S.V n°8) car vu l’état physique de la truite, elle aurait beaucoup de mal a digérer de gros appâts, elle fonctionne au ralenti, le moment est mal choisit ! Par contre, des vers de tailles moyennes et même petites offrent plus de chance de succès (hameçon H.A.D en n°8 ou 10).

verJPGver moyen

Si les touches se traduisent par des prises, il est évident qu’il n’y a surtout rien à changer. Dans le cas ou ces mêmes touches sont manquées entraînant souvent des poissons qui se décrochent immédiatement et des bouts de vers abîmés, il faut faire quelque chose !!!! Première modification : enfiler un peu plus le ver sur l’hameçon pour que sa partie libre soit plus courte.

Si cela n’amène pas de résultat…Deuxième modification : prendre les vers plus petits, changer l’hameçon par un plus petit (H.A.D n° 10 ou 12).

Si  cela n’amène pas de résultat…..Changer d’appât !

Certains appâts tels que la teigne, ver d’eau, asticot(lorsqu’il est autorisé) qui sont normalement des appâts mi-lourds, peuvent être utilisés dans ces conditions, comme des appâts lourds. Pour cela il y a lieu d’apporter certaine modifications.

La teigne : Un peu comme pour les vers, choisir une taille moyenne car on trouve d’énormes teignes qui peuvent peut être s’utiliser sur de poissons de cirque (truites lâchées) mais en aucun cas sur des truites qui méritent le nom ! Ne mettre qu’une seule teigne sur l’hameçon type H.A.D n° 12 ou 14 (si teigne petite).

teigneLa piquer sous la tête coté ventre, l’enfiler au 2/3. Remonter la teigne sur la palette de l’hameçon qui sera attaché avec le montage pyrénéen. Le 1/3 restant qui est le bout de la teigne sera ainsi libre et donnera un aspect plus vivant.

La teigne n’étant pas l’exemple d’un appât très nerveux, sera privée de toute apparence vivante si elle est entièrement enfilée sur l’hameçon, ors, on est sensé pêcher aux appâts vivants.

Si 2 teignes sont utilisées, une enfilée une épinglée, on perd toute la crédibilité de ce qui peut ressembler à un appât naturel auprès de la truite. Déjà, la teigne n’est pas un appât naturel, il n’y a pas lieu d’en rajouter ! De plus 2 teignes vont faire tourner le bas de ligne sous l’eau comme si on avait une cuillère, ce n’est pas le but de jeu !!!

Ver d’eau : très bon appât à utiliser sans modération ! (a condition d’en avoir). Prendre un hameçon du type H.A.V

HAV

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

n° 14, piquer sous la tête coté ventre et l’enfiler entièrement, puis le remonter sur la palette.

Epingler le deuxième en le piquant derrière la tête l’hameçon devant ressortir sous la tête coté ventre.

ver d'eau

Asticot : Il y a pas mal de rivières dans les Pyrénées par exemple ou il est autorisé et il y a également les 2° catégories ou il normalement autorisé.

Pareil que pour le ver d’eau, hameçon H.A.V n° 14, piquer le premier par le bout pointu et l’enfiler entièrement en recouvrant la palette. Le deuxième sera épinglé par le bout le plus gros.

Les conditions de pêche propres à cette saison nous demanderont de respecter des logiques, c’est-à-dire : prospecter les parties de la rivière en évitant courant etc, comme vu.

photo 3

Choisir un appât pour le faire passer le plus naturellement possible au fond, donc appât lourd ou mi-lourd.

 

Reste maintenant à créer la ligne qui va traduire notre compréhension et nos intentions. Il faut pour cela une ligne avec une vie limitée, c’est-à-dire que l’appât puisse passer sous l’eau avec peu de mouvement et d’amplitude car vu la condition physique de la truite, il sera plus sympa pour elle que l’appât lui soit apporté gentiment sur un plateau, qu’elle n’ai plus qu’a ouvrir la gueule pour le prendre, sans qu’elle ai besoin de trop se déplacer ou faire d’effort.

LA LIGNE

Une ligne est composée de plusieurs éléments qui devront eux aussi être déterminés en rapport des conditions.

Sur le moulinet un fluo en 0,16 ou 0,14mm sera un bon choix en début de saison. Un petit guide fil (n° 1) bien visible, un émerillon le plus petit possible, un nylon bas de ligne en 0,14 ou 0,12mm de 30 à 35cm et un hameçon d’une forme et taille parfaitement adapté à l’appât, sa grosseur et à l’eschage prévu.

La plombée sera dans tous les cas basse et groupée (ce qui ne veut pas dire obligatoirement lourde puisque l’on va éviter les courants et eaux rapides)!

 

plombée

Ces deux conditions nous donneront satisfaction pour réaliser un passage d’appât lourd ou mi-lourd bien en fond (sans pour cela accrocher si elle est bien faite) ainsi qu’une dérive sans trop de flottement de l’appât dans la hauteur et la largeur.

Il dérivera sur un couloir étroit. La plombée terminée, bien contrôler que la ligne ne comporte aucune cassure du bout du scion à l’hameçon. Cette condition est indispensable si l’on veut avoir la prétention de comprendre comment passe la ligne sous l’eau, comment elle vit. Encore une fois on constate toute l’importance de la vie de notre ligne. On se doit de la déterminer, de la créer en prenant en considération les divers points que nous avons vu et en apportant toute sa motivation, son envie, son amour de cette technique de pêche que l’on pratique, afin de lui transmettre cette vie. Il n’y a rien à attendre d’une ligne faite dans l’approximation, au pif etc..Dans ce cas là il vaut mieux faire autre chose que pratiquer cette technique. On ne peut rien attendre en retour d’une ligne sans vie, c’est un épouvantail à truites ! Les pauvres, elles ne méritent pas cela !

truite 1

Profitez de cette pêche qui va vous apporter tant de plaisir, de joie, de partage. Dites bonjour de ma part à toutes celles que vous aurez la chance de toucher. Pensez également à nous raconter certains moments de vos plaisirs, ce sera aussi partager.

Pierre Sempé.

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18 commentaires sur “OUVERTURE 2014

  1. Bonjour à vous Mr sempe,
    Merci pour cette nouvelle intervention et pour avoir répondu à ma demande.
    Il est agréable de constater que dans ma réflexion pour la strategie du début de saison,beaucoup de chose corresponde à vos idées.Restera plus cas appliquer tous cela.
    Je rajouterais méme,pour ma part,et puisque c’est un blog pour parler,qu’en ce qu’il me concerne pour les jours de peches de début de saison je privilégis souvent les heures en milieux de journée pour mes balades halieutique;Je pense que les quelques rayons de soleil qui viennent ici ou la réchauffer de quelques degrés cette eau si froid son propice à un regain d’activité de nos chéres moucheté. et puis souvent,en plus,entre 11 heures et 17 h je ne croise personne sur les rive de nos cours d’eau! que du bonheurs.
    Dailleur Mr Sempe,quand n’est il pour vous?quelles sont vos heures favorite au fil de la saison? Quand arrive l’été et les fortes chaleurs est ce que cela vous arrive de pecher la grand riviéres en pleine aprés midi ou préférez vous le petit matin qui s’éveil en fanfare ou bien le soir qui s’endore tout en douceur?
    Il est vrai que quand on parle de vous et de votre technique,on parle quasiment toujours de la grande riviére,mais j’imagine que parfois il doit quand méme vous arriver de pecher en ruisseau ou en même en ru quand la luminosité ce fait trop ressentir, Sa fait pas mal de question d’un coup!!!je vais vous laisser répondre tranquillement!
    En tout cas,merci encore pour l’article, bien à vous.

    1. Pour répondre (un peu rapide à vos demandes) concernant le milieu de la journée sur le début de saison et principalement à l’ouverture, il est sur que cela peut être profitable à ce que quelques poissons se bougent: très léger réchauffement et tranquillité. Pour ce qui est de mes heures favorites, je n’ai pas de problèmes sauf le matin de bonne heure ou je ne suis pas trop opérationnel et le début d’après midi en plein été avec les grosses températures qui ne m’inspirent pas. Après, on s’adapte au reste. Les rivières grandes, moyennes ou petits cours d’eau, j’ai tout pêché, mais il faut que je reconnaisse ma préférence pour les rivières moyennes et grande ou je peux exprimer totalement ma technique de pêche, ce qui n’est pas le cas en ruisseau ou torrent (ou je prends tout de même du plaisir). Je n’ai jamais été un pêcheur qui pratique 8 à 10h par jour, je trouve que la pêche est une chose difficile, qui demande beaucoup de réflexion, d’attention et de concentration. Cela fait que je pêche par périodes de 2 à 3h maximum, c’est à dire durant le temps ou j’estime que je suis capable de bien pêcher. Cette pêche ne peut se contenter de l’approximatif ou simplement de l’envie de pêcher, il est nécessaire que le bien pêcher soit présent, autrement dit le meilleur de soi. C’est ce que je crois fermement pour l’avoir vécu personnellement à chaque sortie et le constater régulièrement chez ceux avec qui j’ai la chance de partager mes journées de pêche. Plus l’acte de pêche dure plus sa réalisation devient moyenne, voir même douteuse!! La solution est de s’arrêter, aller voir son copain , découvrir un autre parcours etc… Lorsque l’on recommence, on a pris le temps de réfléchir sur la façon dont on vient de pêcher (on découvrira certaines erreurs ou empressements) et on est capable de remettre en place sa technique à un bon niveau. L’esprit est reposé, le corps relâché, la tension nerveuse à disparue, on est bon pour le service. Notre pêche nous remerciera de prendre soin d’elle!

  2. Bonjour Pierre,
    En lisant ton texte, j’avais l’impression d’entendre ta voie.
    Merci pour tes conseilles qui nous sont tellement utiles même après nos stages avec toi
    cordialement
    Alain Combrichon

  3. Bonjour Mr Sempe,
    Merci encore pour tous vos conseils techniques et explications c’est toujours un plaisir de les lire.Toutefois j’ai une petite question technique que l’on m’a posé et ou je n’ai su repondre car non pratiqué pour ma part.Avez vous essayé de remplacer le nylon par de la Tresse aqua 71 en 0.10 et quel est votre avis.
    Cordialement Didier.

    1. Oui, bien sûr j’ai fait une multitude d’essais avec la tresse. Ma conclusion est la suivante: si l’on doit pêcher avec une sensation tactile nécessaire au type de pêche que l’on pratique, la tresse a toute raison d’exister et d’être utilisée, sa raideur et son manque d’élasticité provoqueront cette pêche de contacts. Pour la technique de pêche que je pratique, j’ai besoin d’une ligne qui VIVE , de souplesse, qu’elle se prête aux divers courants dans lesquels elle va passer, j’ai également besoin d’une ligne avec de l’élasticité dans certaines conditions (lorsque par exemple on ferre des poissons en fin de dérive), finalement j’ai besoin de beaucoup d’éléments que la tresse n’a pas. Dans la mesure ou je ne pêche surtout pas au toc, c’est à dire à la sensation de la touche (mais à la visualisation) et que j’ai besoin de pouvoir faire passer mon appât le plus naturellement possible (souplesse et vie de la ligne), il est aisé de comprendre que la tresse n’est vraiment pas le bon produit pour cette technique.

  4. Tout d’abord bonjour c’est la première fois que j’interviens sur votre site. Je ne vais pas être très original mais je vais déjà vous remerciez pour la découverte de cette autre pêche qui me fait « vibrer » depuis plus de 10 ans. on peut dire que 10 années c’est beaucoup mais pourtant je me considère comme un débutant tant les remises en question sont nombreuses et les maigres certitudes mises à mal très souvent. Puisque ici nous parlons de grandes rivières je me permets de poser une question. Sur des volumes d’eau importants (profondeur supérieure à 1m50 avec un courant puissant) en début de saison, j’ai beaucoup de mal à réellement porter ma ligne pour la faire pêcher. J’arrive pourtant à faire quelques poissons mais g l’impression d être obliger de surplomber afin de passer au fond ce qui à pour effet de produire une dérive plus raide et beaucoup moins naturelle.. Ma question est pour ces cas là d après vous quelle serait la plombée la plus adaptée? Je sèche un peu après de multiples essais: Basse et groupée g l’impression que le volume d’eau emporte la bannière immergée ce qui empêche le vers de bien passer au fond et un peu plus lourde et plus étalée je suis obligé de lancer très amont pour laisser le temps à ma ligne de descendre bien au fond ce qui me cause quelques désagrément (accroches). voilà j’ai été un peu long je suis désolé mais tout ceci n’est pas très facile à expliquer (l’idéal serait sans doute de voir tout cela lors d’un stage!!!:))

    1. Je crois tout d’abord que je me dois de vous dire que si cette technique de pêche a une faculté d’adaptation exceptionnelle, il y a tout de même certaines limites. Je vois 2 limites possibles: la 1° vouloir pratiquer cette pêche dans des eaux qui ne bougent pas, la 2° vouloir bien faire passer sa ligne dans des eaux impossibles par leur profondeur et leur puissance. On peut tout de même pêcher dans ces 2 conditions, mais pas exactement avec cette technique. Dans le cas des eaux mortes, il faudra ajouter un flotteur et dans le 2° cas il faudra mettre tellement de poids que cela ne ressemblera plus à ma pêche. Dans les circonstances que vous présentez il est évident que si la puissance est trop importante il ni aura pas d’autre solution que de mettre du poids si on veut que l’appât arrive au fond. Si malgré la profondeur et le courant le coup paraît pêchable, il faudra bien sur une plombée lourde mais on pourra la construire d’une manière un peu différente. C’est dans des cas pareils que l’on se rend compte que sur une plombée, il y a deux plombées: la plombée poids (le haut de la plombée) qui correspondra à l’eau et la plombée pêche (le bas de la plombée) qui correspondra à nos intentions de présentation d’appât. Pensez que votre fond de ligne et de plombée avec votre appât vont passer dans le courant du fond qui sera toujours moins puissant et rapide que celui qu’il y a dans le milieu de l’épaisseur d’eau. La plombée pêche devra prendre cela en considération. La plombée poids devra être répartie sur plus de plombs pour occuper une hauteur sur la ligne proportionnelle à la hauteur d’eau (exemple: remplacer 2 plombs n° 2 par 3 plombs n°3, cela donne un étalement différent). Lorsque vous lancerez votre ligne assez amont , aidez la à pénétrer dans l’eau en tenant votre canne bien aval par rapport à elle. Dès qu’elle sera au fond, votre bannière va être prise par le courant et faire sous l’eau un léger ventre vers l’aval donnant tendance à notre ligne de faire passer les plombs avant l’appât. C’est là que votre positionnement de canne aura une grande importance. Si le ventre que fait votre ligne sous l’eau vers l’aval est trop important, il se peut que vous soyez trop profond et que votre ligne se freine un peu dans le courant moins puissant il se peut également que votre plombée soit un peu trop légère. Si le ventre de votre ligne sous l’eau est peu important, il suffira quelques fois de tenir sa canne un peu en retrait par rapport à sa ligne pour arriver à lui donner un bon angle et une dérive très correcte (dans ce cas il ne faudra pas hésiter à donner un peu plus de profondeur pour compenser l’angle que l’on provoque volontairement, voir sujet déjà traité: la dérive). Je ne sais si je me suis bien exprimé afin de me faire comprendre, mais cela, comme beaucoup d’autres points, est très subjectif. Pour bien le traduire rien ne vaut l’acte de pêche! Pour pouvoir rectifier et tendre vers la perfection, on se doit d’être très rationnel. Si l’on croit que…..parce que cela nous arrange, ou parce que l’on attrape quelques poissons, on ne bonifiera pas sa pêche. Il ne faut pas se leurrer soi même mais avoir l’honnêteté de se dire : »je ne sais pas ». Je crois sincèrement que c’est une condition nécessaire dans notre progression, une preuve d’intelligence et d’humilité car finalement on est bien petit par rapport à ce qu’il faudrait connaître et faire pour bien pêcher.

      1. Je pense visualiser tout à fait ce que vous expliquez d’autant que cela me conforte dans ce que je suis arrivé à mettre en pratique quelques (trop) rares fois. Cela me donne de nouvelles pistes pour progresser.. C’est ce qui à mon sens rend cette pêche passionnante: si comme vous le dites nous attachons plus d’importance à comprendre pourquoi nous prenons le poisson qu’à la prise en elle même nous apprenons à chaque sortie à nous perfectionner et la lassitude ne viens jamais. En revanche je vois un autre facteur limitant de cette pêche qui n’a pas à ma connaissance était évoqué ici:c’est le vent. En effet je n’ai pas encore trouvé la parade à ce désagrément. Que de crise de nerf prisent au bord de l’eau à cause de celui ci…:)

      2. Le vent est le pire ennemi de cette technique de pêche.
        – Si le vent est trop violent le mieux est de retourner à son domicile!
        – Il y a toujours sur une rivière des parcours plus ou moins exposés, il faut bien choisir.
        – Limiter ses ambitions de pêcher loin et d’effectuer de longues dérives. Cela est impossible.
        – Il faut tout au contraire chercher des veines d’eau pas trop éloignées.
        – Positionner dès le début de la dérive la canne plus basse et en aval de la ligne si le vent remonte la rivière. Faire en sorte de raccourcir la bannière afin que le vent ait moins de prise sur elle (canne basse) et créer le même angle entre votre ligne et la surface de l’eau (canne en aval de la ligne), celui que l’on fait lorsqu’il n’y a pas de vent.
        – Positionner dès le début de la dérive la canne plus basse et en amont de la ligne si le vent descend la rivière. Cela donnera moins de prise au vent car vous aurez une bannière inclinée vers l’amont avec un angle d’entrée dans l’eau qui sera le même que celui que l’on a en fin de dérive lorsque l’on pêche sans vent. Dans ce cas penser à augmenter votre profondeur dès le début de la dérive car votre ligne est inclinée également sous l’eau!
        – Si l’on ne peut pas se donner les moyens de faire passer sa ligne proprement et de visualiser les touches, on peut résoudre le problème en pêchant au toc…….ligne tendue avec du plomb et sous la canne. C’est pour cela que quelque fois il vaut mieux retourner chez soi!

      3. Effectivement pas grand chose à faire quand il y a du vent, à part rentrer chez soi. Car même s’il s’agit de celle de mes débuts (comme beaucoup je pense) la pêche au toc me semble bien « fade » maintenant que je pratique votre si belle pêche.

  5. Là pour les conditions en Côte d’Or du moins cela risque d’être compliqué.
    Eau descendante et grand soleil, le matin sera peut être correct mais l’après midi il faudra surement pêcher un ruisseau voir même un ru.On retournera peut être à la rivière pour le coup du soir qui même à l’ouverture dans ces conditions vaut souvent une belle truite.Bon allez demain je vais chercher des appâts (vers, porte-bois )

    1. Il y a des régions ou les eaux vont être très fortes, je crois que certaines rivières des Pyrénées vont encore une fois être impéchables. Mais il faut garder le moral et se dire que lorsque tout va se stabiliser on va se régaler. c’est cela la pêche, il faut s’adapter!!!

  6. Bonjour à vous Mr sempe.
    J’espére que votre ouverture à était un délice!pour ma part,ce fut le cas dans une petite riviére sauvage perdu dans les bois….six jolie fario de sortis et pas un seul pecheur de rencontrer!!le paradis de la solitude!
    Comme j’avais hate de renouer avec les riviéres de gabarie plus important je m’était programmé deux sortis cette semaine en moyenne et grande riviére.Mes horaires de peche le samedi de l’ouverture en petite riviére fure de 10 heures à 15 heures,pour profiter des beaux rayons du soleil qui on fait vivre ce cours d’eau encaissé.Et pour mes sortis en grand cours d’eau du lundi et mercredi je n’ai guére eu le choix à cause du travail…peche de 14 h à 18 h 30.
    Je me suis dit,c’est le mois de mars et au profit de quelques rayon de soleil l’activité devrait étre présente dans le cours d’eau à ces heures la car nous restons quand meme dans un mois froid.(ma reflexion aurait pu étre bonne mais…..)
    J’arrive au bord de mon cours d’eau,d’environ 15 à 25 métres de large;L’eau est à un bon niveau,juste une dizaine de centimétre plus haute que la normal.Je m’attendait à un niveau plus bas vu que sa fait 3 semaines qu’il fait beau et qu’il n’à pas plus ni neigé!!!dans le milieu plusieur courant assez soutenu me dise qu’il est évident que ma ligne ne passera jamais la sous peine de pecher dans le vide total…normal pour l’ouverture,pechons ce que nous avons vu ensemble,rocher,bordure,courant calme,fosse,ect ect…
    Alternance entre vers moyen et teigne dodu pour trouver ce qui marche…mais d’ailleur rien ne marche à ma stupefaction…bon,on reflechis pour résoudre le probléme…
    Ouverture au mois de mars,appats lourd qui passe doucement,prés des zone assez calme et qui abrite des truites fatigué de l’hiver,une plombé regroupé qui gratte le fond…tout cela était mis en oeuvre sans l’ombre d’une truite…c’est rangeant!!!je connais le parcours,il y a des truites,mais que font elle??
    Le temps passe,et que ce soit la peche de lundi ou de mercredi sur deux parcours different en grande riviére,pas l’ombre d’une truite….
    La je me dit qu’il y a un truc qui cloche…pourtant ma technique semble bonne,l’appats aussi,le passage de ma ligne ainsi que le poste parcouru aussi,mais non,rien…
    Alors me vient une idée pas béte…Les vieux n’arrete pas de dire qu’il n’y à plus de saison…en effet,quand je regarde ce mois de mars il fait 6 ou 7 degré de plus que la normal et les aprés midi son chaude et sans nuage…alors mes heures de peche en grand cours d’eau,écrasé par ce beau soleil ne serait t’elle pas tout simplement pas fausse??méme si c’est encore le mois de mars,on ce croiré en fin de printemps…un excé de luminosité ne dérangeré pas nos cheres farios?Alors je pris mon thermométre aprés avoir fini ma session de peche hier,je le trampa dans la riviére et la,stupefaction,il affiche une eau à 12 degrés à 18h30!!!en plein mois de mars…alors vous Mr Sempe,que pensez vous de tout cela?Et par rapport à votre experience,vos choix durant ces saisons chamboulet?
    Merci d’avoir pris le temps de me lire, Bien à vous.

    1. Votre réflexion et votre constat me font dire que la première chose à faire en arrivant au bord de l’eau après avoir déterminé votre parcours aurait été de sortir votre thermomètre afin d’être sûr de connaître la température de l’eau. Cela vous aurait donné des renseignements précieux pour vos choix de ligne, de plombée et de coups possibles ou pas possibles. J’ajouterais que même lorsque l’on a la sensation de bien pêcher cela ne peut garantir toujours un résultat. Il faut être plus que sûr de bien pêcher mais aussi de tous les choix qu’il a fallu faire. En ce qui me concerne je trouve cela toujours difficile car il y a beaucoup de paramètres qui conditionnent le résultat. Il suffit quelquefois d’en oublier un (par exemple prendre la température de l’eau) pour que pas mal de choses s’effondrent. C’est aussi pour tout cela que la pêche est belle.

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