LA DERIVE – 1° Partie

LA DERIVE  –  1° Partie

Sujet lourd qui quelques fois peut paraître complexe et difficile à gérer. Il ne concerne que les cours d’eau relativement larges, rivières moyennes et grandes. Avant d’entrer dans le vif du sujet l’on se doit de rappeler que l’on ne va pas traiter des cas particuliers mais la dérive classique, celle que l’on pratique le plus souvent et que l’on se doit de bien posséder avant de se confronter à des difficultés que l’on risque de ne jamais surmonter ! Durant la saison, certains coups particuliers tels que les bordures, fonds de plage etc.. seront traités ponctuellement.

Il y a encore assez peu de temps, ce mot « dérive » n’était pas utilisé dans le langage de la pêche au « Toc » qui ne nécessitait pas ce genre de chose car la plupart du temps la ligne se située sous la canne ce qui rendait la dérive inexistante laissant toute la place au dragage. A ce jour certaines obligations techniques meublent notre acte de pêche, ce qui la rend plus rationnelle, attractive et proche de ce que crée la nature lorsque l’eau véhicule un appât.

Donner une définition de la dérive n’est pas chose facile, mais j’ai envie de dire que c’est le laps de temps durant lequel on donne la possibilité à l’eau de véhiculer notre ligne dans une veine d’eau tout en présentant l’appât naturellement.

Cette fameuse dérive entraîne une gestuelle importante et permanente. Pour la réaliser au mieux il faut se munir de certains moyens. Le plus important, l’incontournable est la tenue de la canne. La photo ci-dessous est significative et simplifie les explications.        Image

On doit penser que la canne n’est pas un objet rapporté mais simplement notre bras. Pour cela on se doit de la positionner avec la pointe du talon en appui permanent sur l’avant bras et la main juste au dessus du moulinet. La main ne la serre pas, elle est juste un support. Cette tenue donne une maîtrise et les bonnes sensations dans toutes nos sollicitations, pour lancer, pour porter sa ligne, pour ferrer et pour la tenue et le combat du poisson.

Les sujets tels que : la création de la ligne, la plombée, appâts et hameçons ont été vus, discutés et j’espère digérés. Cela représente une partie très importante  que j’appelle l’avant pêche. On va donc se mettre en situation ou toute cette 1° partie qui a fait l’objet d’une succession de choix est terminée. On arrive sur la rivière et le parcours choisis. Sur ce parcours on a déterminé le coup sur lequel on va commencer.

Les points principaux qui font une dérive sont : le positionnement du pêcheur, le lancer (distance et précision), le port, la vitesse et la profondeur de pêche de la ligne, la tenue, la position et la trajectoire de la canne. Il y aura lieu d’ajouter à cela notre capacité d’adaptation aux évènements naturels tels que le vent montant ou descendant, la pluie… sans oublier notre état de forme. Il y a des jours sans et des jours avec, des moments ou l’on est « champion du monde » et quelques instants après « nul », vraiment « nul » ! Ainsi va notre pêche. C’est peut être pour cette raison que nous l’aimons et qu’une passion peut naître !Image

Positionnement du pêcheur

Bien se positionner par rapport à la veine d’eau que l’on veut pêcher est indispensable. J’ai le sentiment que trop souvent on se laisse emporter par l’envie de pêcher, négligeant certaines réflexions. Cela risque d’avoir pour résultat un positionnement irrationnel. Regarder autour de soi afin se situer parfaitement dans l’environnement qui nous est accordé aidera à un acte de pêche propre, s’épargnant certains déboires. Ayant déterminé la veine d’eau à pêcher, bien choisir sa distance en prenant tout en considération (discrétion, branches) toujours dans le même objectif, celui d’effectuer la meilleure dérive possible. Il faut aussi considérer que la ligne ne peut commencer à bien passer que lorsqu’elle est en face de nous. C’est à ce moment qu’elle est positionnée sous l’eau comme il se doit, avec l’appât passant en 1°. Chaque fois que possible, prendre une assise ou les pieds auront les angles qui figurent sur le schéma n°1.Image

Pied droit perpendiculaire à la veine d’eau, le pied gauche se positionnera naturellement faisant un angle. Les lignes droites de cet angle projetées sur la veine d’eau pêchée détermineront le début et la fin de notre dérive. Si par exemple à la fin notre canne sort sur la gauche de cet angle, elle ne dérivera plus mais commencera à draguer.

Cette position très équilibrée, facilitera toute la gestuelle nécessaire au lancer, accompagnement de la ligne, ferrée.

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Le début de la dérive s’effectuant à notre hauteur, il y a lieu d’envoyer sa ligne légèrement amont afin qu’elle ait le temps de descendre et d’arriver en bonne position en face de nous. Par rapport au schéma le pêcheur se situe sur la rive gauche, il est évident que sur la rive droite, la position des pieds sera inversée, à savoir pied gauche perpendiculaire à la veine d’eau pêchée.

On a donc été attentionné dans le positionnement à: l’environnement (végétation, abri du vent etc..), distance de la veine d’eau à pêcher, début de la dérive, position des pieds avec une bonne assise et enfin les obstacles éventuels en aval au cas ou….une belle amie mouchetée désirerait nous entraîner vers des destinations inconnues, mais ce n’est pas parce qu’elles ont du charme que l’on doit se laisser faire. Nous ne sommes pas des garçons faciles..

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Ce pêcheur désirant pêcher le coup situé vers la berge opposée à du entrer dans l’eau afin d’assurer une bonne dérive.

Le lancer

Il est la 1° clé de l’acte de pêche, celle qui permet d’ouvrir la bonne porte pouvant donner accès vers le bonheur ! Savoir lancer veut dire que l’on possède les moyens de prospecter une rivière comme il se doit, soit par nécessité ou envie. Cette satisfaction commence à nous situer dans « Une Autre Pêche », celle ou l’on va rencontrer et découvrir des sensations rares et fortes, très souvent insoupçonnées. Dans tous les cas la gestuelle du lancer doit être préparée et très discrète. Elle se fera canne haute  sur le coté et  le lancer s’effectuera canne basse avec une trajectoire parallèle à la surface de l’eau. La ligne suivra cette trajectoire et c’est grâce a cela qu’il sera possible d’avoir des posés de ligne précis dans des situations extrêmement délicates. Surtout ne pas agiter la canne haute au dessus de l’eau.Quel plaisir de pouvoir aller poser cette ligne si délicate et sensible, souple et vivante, dans cette veine d’eau qui nous attire tant ou sous les branches de la rive d’en face ou l’on sait pertinemment que très peu de lignes passent. A l’écrit de ces lignes (la chair de poule) on est déjà à l’ouverture…non ! non !, revenons à la réalité ! Cette gestuelle, qui nécessite une préparation attentionnée, se doit d’être la plus parfaite possible, toute en enchainement, souplesse, onctuosité, sans efforts brusques cassant l’ensemble de ce beau geste. La trajectoire de la ligne, toujours légère et rasant la surface de l’eau ainsi que son poser précis, imperceptible seront les prémices d’une jolie dérive.

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Toute dérive demande un lancer précis ! Quel que soit le coup  prospecté, la ligne doit être lancée vers un endroit bien précis pour plusieurs raison. La 1° afin d’assurer une bonne position de la ligne dès le début de la dérive ( légèrement amont, mais trop amont fera arriver la ligne à notre hauteur en position inversée, c’est-à-dire avec les plombs devant l’appât, ce qui n’est pas recommandé et pas assez amont fera que notre ligne commencera à pêcher en dessous de nous, négligeant ainsi une partie de notre dérive). La 2° raison sera une obligation impliquée par un obstacle quelconque, sous l’eau ou hors de l’eau, rocher ou végétation par exemple. La 3° par la nécessité du coup qui oblige de lancer exactement là ! Pour répondre à toutes ces sollicitations, on ne peut passer outre l’importance du matériel. Une canne adaptée, des anneaux de qualité, un nylon également de qualité (pas de vrillage pas de mémoire) sur une bobine de moulinet ayant un bon diamètre, nous aiderons grandement dans nos résultats. Apprendre à connaître et utiliser son matériel est indispensable dans l’envergure de sa pêche. Il sera nécessaire de lancer aussi bien en coup droit qu’en revers, on se retrouvera dans des situations ou on n’aura pas le choix. De plus pour enchaîner nos dérives il est bon de savoir lancer en revers lorsque la dérive se termine sur le revers et idem pour le coup droit. Notre acte de pêche devient ainsi plus complet, fluide, sans coupure nous donnant plus de compréhension et sensibilité car on est en contact permanent avec notre ligne et l’eau dans laquelle on la fait évoluer.

Tout cela est réalisable mais nécessite une envie, un vouloir ! Le pêcheur veut ou ne veut pas se donner les moyens qui peuvent être à sa disposition pour  faire progresser en permanence sa technique. Tous ceux qui pratiquent avec réflexion savent combien on a à découvrir, comprendre et adapter. Des « champions » !!!!!!…Seuls les pêcheurs humbles, attentionnés, acceptant une remise en cause permanente, sachant utiliser au mieux les moyens dont ils disposent, peuvent prétendre acquérir un niveau toujours supérieur source d’immenses plaisirs. Ceux la sont « condamnés » à devenir de bons pêcheurs, ceux qui « touchent » quelques poissons en sachant pourquoi !

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Oui, l’important est de savoir pourquoi ! Le plaisir est incomparable car il est le résultat d’une préparation calculée et réfléchie ce qui nous donne la possibilité de refaire cet acte de pêche lorsque l’on sera confronté aux mêmes problèmes. C’est ainsi que l’on enrichi et étoffe une technique de pêche.

Nous touchons là le cœur du plaisir et du bonheur de la pêche. Pour ceux qui le désirent, la pêche est aussi simple que cela ! Mais, on sait que les choses qui paraissent les plus simples sont souvent les plus difficiles.

Le port de la ligne

On a déterminé l’endroit ou la ligne doit toucher l’eau, on lance et dès qu’elle est en contact avec l’eau nous ne sommes plus le « boss » mais le « larbin » de notre ligne, le porteur. Il ne faut jamais oublier que c’est l’eau qui fait pêcher la ligne car elle a été créée en rapport du coup que l’on pêche ! On doit être à son écoute et répondre à tous ses besoins. En créant la ligne, nous avons créé un émetteur fait pour être sous l’eau. Ce dernier va nous remonter une multitude d’informations sur son passage. A nous d’être le meilleur récepteur possible, savoir traduire ce qu’il nous signale. Pour lui donner ces moyens la 1° des conditions est d’avoir dès le début de la dérive une bonne position de canne, avec un angle d’environ 45 à 50°.

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Ceci est indispensable et nous situe de suite comme porteur. La 2° condition est de comprendre a qu’elle vitesse la ligne nous demande de la porter. On doit être exactement dans son tempo. Trop lent on la retient et elle monte vers la surface, trop rapide on l’envoie dans le fond et elle se renverse laissant passer les plombs en 1°. Ces deux constations nous font toucher du doigt la complicité que l’on se doit d’avoir avec sa ligne. Lorsque je dis que l’on crée une ligne il faut avoir la conscience qu’on lui donne la vie, une vie, celle que l’on aura voulue en rapport des conditions auxquelles on est confronté. Une ligne sans vie n’aura rien à transmettre, elle n’a rien à faire dans l’eau, totalement inutile, elle a toute les chances d’être un véritable épouvantail à truite !

Nous avons vu une 1° partie de la dérive. L’importance qu’elle représente me fait croire qu’il est bon de la diviser en 2 ou 3 parties, ce qui nous permettra je l’espère d’avancer de manière plus claire et rationnelle.

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27 commentaires sur “LA DERIVE – 1° Partie

  1. Bonsoir

    Merci pour cette leçon

    Bien que pratiquant depuis quelque années maintenant je comprend pourquoi je suis plus souvent « nul » que « champion du monde ».
    Une ligne sèche ne pêche pas mais une ligne mal présentée n’est pas plus efficace.
    Le plus difficile est de penser à tout au moment d’attaquer.
    Cette année je vais me forcer à penser à plusieurs paramètres en même temps.
    En premier associer plus précisément montage de ligne en fonction « du coup à pécher ».
    Pour ma part j’ai tendance à utiliser mon montage sur plusieurs coups différents (facilité).
    Apparemment, la façon de guider la ligne différemment ne doit pas être la solution.

    Vivement les parties suivantes de cette leçon.

    A+ de vous lire

    1. Finalement vous êtes comme tout le monde!
      C’est vrai, il y a plusieurs éléments à gérer pour essayer de bien pêcher, c’est pour cette raison que je n’ai jamais compris comment certains peuvent ne penser qu’au poisson, attraper le poisson. Si on essaie de faire au mieux ce que l’on devrait faire, la dérive est terminé et l’on n’a pas eu une seconde pour penser à quoi que ce soit d’autre.
      Pour ce qui est du guidage de la ligne, si on reste dans la DERIVE CLASSIQUE, il n’y a qu’une façon, la PORTER, la veine d’eau dans laquelle elle évolue la guidera, c’est pour cela qu’elle dérivera et ne draguera pas!

  2. Salut pierre,
    Là où je suis super impressionné, c’est que dans ton récit tu arrives vraiment à nous faire passer le message, c’est fait pour ça, bien sur. Mais là où tu fais encore plus fort c’est quand lisant le texte on voit vraiment ce qu’il faut faire.
    Alors bien sur plus facile à lire qu’a faire, mais maintenant la balle est dans notre camp, à nous de jouer et de passer le plus possible de temps au bord de l’eau pour peaufiner tout çà.
    Bravo et merci, vivement la suite.

  3. belle article bien expliqué y a plus qu’a mettre en pratique.
    vivement la suite.
    sa doit prendre du temps de créer un article commen celui la?

  4. super merci, pour ces bons conseils
    on lit le texte on voit les images en même temps tellement c’est bien décrit.
    ça va être une petite révolution pour moi cette ouverture 2013…

  5. j’adore cette pêche même si je me contente de petites dérives car mes cours d’eau ne dépassent que rarement les 10 m de large.

    merci pour ce très bel article

    1. C’est dans les conditions que vous pratiquez qu’il faudrait que tout le monde passe au départ. Apprendre à pêcher, à bien faire dériver sa ligne dans des veines d’eau situées entre 6 et 10m. Trop souvent, même le débutant (finalement on est toujours un débutant) veut aller chercher des coups très éloignés mais il est encore plus difficile de pêcher loin. En cours de saison, on traitera le sujet sur ce type de coups.

  6. Je me rends compte de plus en plus que le lancé a une importance capitale dans la réussite d une bonne dérive . Il faut toujours s efforcer de lancer précisement a l endroit qui nous semble le plus adapté pour effectuer notre dérive . Autant en petit cours d eau les contraintes extérieures nous imposent la précision , branches basses , arbre semi immergé , rocher émergeant ,autant l espace retrouvé en grandes rivières ne doit pas etre synonime d imprécision .
    Ce serait une grave erreur , car pour suivre une veine d eau sur plusieurs metres , encore faut il y avoir mis sa ligne dedans au départ …..

  7. Salut Pierre,

    encore une fois un sujet trés intéressant, on apprends à chaque sortie de pêche, merci de nous rappeler les gestes essentiels à une bonne dérive qui pour couronner le tout , nous donne du plaisir à la pêche et encore plus à te lire.

    @+Léo

    1. Bonjour mon ami moucheur 38, cela fait plaisir de te voir atterrir de temps en temps au beau milieu des appâts vivants, cela prouve que tu n’as pas tout a fait oublié le stage (qui date de quelques années déjà)que tu as fait dans les Pyrénées au moment des morilles si je me souviens bien!!.

  8. Pour la meilleure dérive, Toujours se remettre en cause et ne jamais se satisfaire de ce que l’on fait… c’est ce que je retiendrai et essayerai de mettre en pratique 🙂
    Que ça sent bon l’ouverture tout ça. Merci. Et vivement la suite…

  9. Bonjours ,article très intéressant ,je vais apprendre à appliquer les règles sur mes petites cours d’eau et ensuite en grande rivière . Encore merci pour vos conseils au salon de Clermont-Ferrand.(ps:Je suis le jeune pêcheur de la Drôme qui vous à montrer quels que photos le dimanche matin.
    )

  10. Salut à tous, à toi Pierre, à Jean Christophe, à Léo, à mon ami Régis, et à tous les autres copains que j’oublie de citer…

    A la lecture de tous les articles publiés et de tout ce qu’il en sort, je reste très admiratif du niveau de perfection de « notre pêche », et je pense que nous pouvons en être fier.
    Personnellement, je pratique cette pêche depuis 1996, et depuis plusieurs années maintenant, j’ai besoin de ces longs moments d’échanges entre copains de pêche. Après et souvent même pendant chaque partie de pêche, on échange et on continu à apprendre. Combien de fois nous sommes nous assis sur un gros caillou à regarder, échanger, comprendre ce que nous étions en train de faire… Hein Regis ? Et avec toi, Jean Christophe, combien de fois nous sommes nous remis en question face à une rouste donnée par les poissons…pour enfin réussir à faire quelques prises.

    Ce que je veux dire, c’est que cette pêche, est une pêche tellement fine et belle, qu’elle doit être pratiquée avec beaucoup de respect. Quand je dis respect, je pense respect des lieux, du poisson, et de tout ce qui nous entoure bien sur, mais je veux aussi parler du respect de cette pêche. Pour être respectée, il y a l’état d’esprit avec lequel on va à la pêche, mais il y a aussi, l’état moral, l’état de fatigue, l’état général dans lequel on est.

    J’entend Pierre dire que notre bras est comme le premier brin de notre canne à pêche, mais notre bras est porté par notre corps et surtout par notre état général, alors s’il vous plait, dans cette pêche, allez-y vraiment, et soyez capable de laisser toutes vos préocupations à la maison ou au moins dans la voiture. Au bord de l’eau vous aurez besoin de votre gilet, de quelques appâts, d’une belle canne, et d’un esprit libre, libre de penser à tout ce qui est écrit dans ce blog. Je vous garanti alors une chose, c’est qu’en passant deux heures avec de la concentration, à penser sans cesse à être dans la pêche, vous aurez une belle et vrai fatigue, mais vous aurez pris quelques poissons en ayant compris pourquoi vous les avez pris, et vous aurez envie de partager ces moments.

    C’est une pêche qui se pratique en étant « dans » la pêche. Beaucoup trop de pêcheurs vont encore à la pêche pour y penser poisson, et non pas plaisir. Combien de pêcheur son capable de penser à chaque coup de ligne à tous ces points précis décrits dans ce Blog ? Seuls ceux qui sont vraiment dans la pêche vont pouvoir penser à un maximum d’éléments permettant de réussir. On entend tous des pêcheurs qui se plaignent qu’il n’y a plus de poisson, qu’il y a trop de vent, trop de soleil, pas assez d’eau…alors, la prochaine fois que vous en croisez un, posez vous une question (en regardant sa ligne, sa position de pêche, son appât…) a-t’il mit toutes les chances de son coté ? Cela vous aidera beaucoup pour la suite….

    « Notre pêche » est une pêche de partage, d’amitié, d’amour et de respect du poisson.

    Bonne soirée à tous

    1. Bonjour Fabrice et merci pour ton intervention. Je retrouve dans ton écrit toutes les vertus enseignées durant des années, cela me fait un grand plaisiren ayant le sentiment de ne pas avoir tout a fait prêché dans un désert mais quelques fois à des pêcheurs preneurs du message d’Une Autre Pêche.

  11. Salut Fabrice , c est vrai qu on se les creuse souvent les méninges……!!!!
    Mais comme tu dis , quel plaisir après quand on arrive a attrapper quelques poissons. Pas pour faire « péter » un score , mais le plaisir de l émulation entre pecheurs passionnés qui amène le résultat . On n a pas besoin de faiseur de démonstrations , juste d amis qui ont envie de progresser ensemble . C est le plus important .

  12. Âpres toutes ces lectures,je suis a la dérive….. et portant l’ouverture n’est pas encore là et il faut rester concentrer.
    Merci a tous de vos écrits qui m’ouvrent encore et encore les yeux sur tout le chemin a faire.
    Dédicace particulière à Pierre qui m’a remis a cette technique que j’étais en train d’abandonner
    bonne journée a tous

    1. Bonjour Michel, ce n’est pas cette technique que tu avais abandonné, c’est la pêche au Toc!
      Tu as donc fais tienne cette autre technique qui est Une Autre Pêche, mais, on dit que l’amour est un feu qui dévore, j’ajouterai que l’envie de pêcher c’est encore plus fort.

  13. Pour en revenir a la dérive , plus particulièrement a la précision de celle-ci , il y a un phénomène qu il ne faut pas oublier , c est la réfraction de l eau . En effet quand on peut voir le fond de l eau , il faut penser que ce qu on voit , n est pas tout a fait a l endroit ou on le voit . Il suffit pour le vérifier de plonger un baton ou sa canne dans l eau pour se rendre compte de la chose .
    En fait si vous voulez raser un bloc immergé ou passer dans une zone sombre plus profonde , pensez que vous les voyiez plus loin que ce qu ils ne sont . Donc si au niveau de la surface votre fil est juste au dessus du poste convoité , votre appat lui sera assurement trop loin . Faut y penser .

  14. bonjour a tous,
    un reel merci pour ces articles ainsi que les conseils donnés de toute part,c’est un plaisir de lire toutes vos explications

  15. Merci, je vais commencer à apprendre la pêche à la dérive cette saison, dans la Loue, qui est juste en bas de chez moi. Le récit est poétique et technique à la fois, j’adore! N’avez-vous pas écrit un livre sur la pêche Pierre ?

    1. Merci de votre mail sur mon blog. Heureux de connaître votre décision concernant la pêche que je pratique. Je peux déjà vous dire que vous allez entrer dans « Une Autre Pêche » qui va vous entraîner vers la découverte de nouvelles sensations et plaisirs incroyables.

      Consultez mon blog bien sûr mais également mon site http://www.pierre-sempe.com et vous verrez que vous avez à votre disposition 2 DVD et un livre qui sont porteurs de tous les basiques incontournables de cette technique.

      Sachez également que vous pourrez me questionner quand bon vous semblera si vous accrochez sur certaines choses. Si j’ai les réponses à vos questions, elles vous seront données.

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